Les masques que nous portons..... en expatriation
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Les masques que nous portons….. en expatriation

Plusieurs personnes m’ont récemment dit que c’était agréable de pouvoir jouer cartes sur table et affirmer qu’il y avait des moments compliqués en expatriation. Ces personnes étaient même soulagées de voir qu’elles n’étaient pas seules  à avoir des hauts et des bas.

Vous souvenez-vous de ce film culte des années 1990, mélange de Tex Avery et de comédie grand public ?

Oui, j’ai une culture cinématographique de qualité ! ^^

Dans cet extrait de The Mask, le Docteur en mythologie explique que tout le monde porte un masque. Et c’est également vrai dans la vie d’expatrié!

La Happy Face attitude

Vous avez certainement remarqué à quel point dans notre communauté d’expatriés les gens vont toujours bien. C’est incroyable n’est-ce pas ? A croire que la seule personne qui peine à trouver sa place dans ce nouveau pays c’est nous. Certes on a nos périodes de moral ensoleillé. Mais on a aussi nos nuages… voire nos orages et tempêtes. Alors qu’autour de nous, tout le monde a l’air de vivre son rêve bleu. Ca a un côté agaçant, non ? Mais comment font-ils tous ces gens pour toujours aller bien ? Comment se fait-il qu’ils ne se sentent pas oppressés par toute la nouveauté qui nous entoure ? Leurs amis et famille ne leur manquent donc pas ? Ils ne se sentent pas démunis de ne plus avoir de rythme professionnel ? Il n’y a que moi qui en ai marre que le supermarché se transforme en jeu de pistes chaque semaine ?…. Il faut croire que oui.

Prise de recul

Cependant prenons un peu de recul. Lorsque nous étions en France, pouvons-nous assurer que tout allait toujours bien ? Que rien ne venait entraver notre bonne humeur et que le soleil siégeait sur notre sourire tellement tout était fabuleusement parfait ? On est d’accord que non. Là bas aussi il y avait des jours avec et des jours sans. Les motifs étaient différents mais les sentiments parallèles, à la différence que là bas, nous avions nos piliers. Nous savions vers qui nous tourner en cas de coup de moins bien. On avait sous la main LA personne qui nous comprenait et nous reboostait. Hormis cette personne, le reste du monde avait déjà l’impression que nous allions toujours bien… car dans notre culture française où chacun garde ses problèmes sous son toit, nous avions déjà choisi un joli masque.

On pratique tous cette happy face attitude au fond

Comme pour beaucoup de choses : il en est de même en expatriation, mais de manière exacerbée. Lorsque nous nous rendons à la sortie de l’école ou aux différents rassemblements (cafés, visites, club etc) nous ne rencontrons personne qui se morfonde sur le terrible quotidien loin de tous repères qu’elle vit ici. Chacun  arbore plutôt son plus beau sourire et fait « comme si de rien n’était ». Le cercle est vicieux en réalité. Si nous voulons nous refaire un cercle et trouver la personne avec qui on pourra s’épauler ici, il ne s’agit pas de passer pour celle qui a du mal à s’intégrer. Il faut au contraire attirer les gens à nous. Et quoi de mieux qu’un joli masque aux couleurs avenantes ? Ne soyons donc pas dupes. Si nous réagissons ainsi, les personnes rencontrées dans ces divers endroits en font de même.

Le bol d’air

Et au final, n’est-ce pas une bonne chose? Puisque de toute façon il n’est pas dans notre culture de s’épancher sur notre vie privée devant le premier venu. Pourquoi ne pas profiter de ces moments de « réunions » pour mettre nos problèmes de côté et respirer ? Un bol d’air. Ca fait du bien. On est d’accord qu’au moment de se quitter, nos soucis et questionnements du moment n’auront pas disparus. Cependant au lieu de passer la journée à les ressasser, nous aurons eu une pause ensoleillée de quelques heures. Ca nous aura permis de souffler, de prendre du recul, et pourquoi pas de trouver une solution au détour d’une conversation ou de les trouver moins horribles que ce qu’on pensait. Peut-être même qu’au moment de partir nous irons rechercher nos problèmes pour ensuite en discuter avec celle avec avec qui nous venons d’échanger quelques mots et avec qui le courant est si bien passé !

De la même manière que lorsque nous allions acheter notre baguette en France nous ne racontions pas notre vie à la voisine en faisant la queue. Il en va de même ici. On réserve les confidences aux personnes proches. En attendant de trouver THE ONE, on évite de penser continuellement à ce qui ne va pas et on passe un bon moment en se changeant les idées. A garder en mémoire pour la prochaine fois où vous aurez l’impression d’être la seule à traverser des périodes compliquées.

Si vous souhaitez que nous discutions d’une problématique liée à votre expatriation, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous gratuit avec moi. Je me ferais un plaisir d’échanger avec vous.

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