Comment s'intégrer en expatriation lorsque l'on n'a pas d'enfant en 8 points
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Comment s’intégrer en expatriation lorsque l’on n’a pas d’enfants?

Avez-vous remarqué cette communauté au sein de la communauté ? Je suis sûre que vous avez également eu le droit à l’ascenseur émotionnel de la rencontre de potentielles amies. 

 

 

Cet ascenseur où vous vous dites « Ahhh, ça y est, je vais me faire des copines », pour finalement repartir bredouille. Vous savez, lorsque votre interlocutrice vous demande d’un ton avenant « Tu as des enfants ? » pour ensuite voir son sourire se faner lorsque l’on répond du tact au tact que « Non, pas d’enfants, libre comme l’air ». Elle tourne alors les talons. Lentement mais surement. Loin de vous, hérésie de femme en expat’.

Tu es expat’ et tu n’as pas d’enfants?!

Oui, se recréer un cercle social en expatriation est laaargement facilité lorsque l’on a des enfants ! Parce qu’on ne va pas se mentir : faire des enfants quand on est en couple en expat’ c’est une activité à plein temps pour certains. Certains spécialistes comme Alix Carnot d’Expat Communication disent même que « l’expat’ c’est bon pour [faire] les enfants ! » (cf video de Femme expat sur la CFE). Tout le monde se retrouve à la sortie de l’école ou au club de sport du coin et forcément les sujets de discussion pour briser la glace sont facilement trouvés puisque tout le monde a un sujet en commun. Tout le monde sauf nous. Ce dédain que j’ai ressenti plus d’une fois lorsque je disais que je n’avais pas d’enfants. A croire que ces personnes en ont oublié le tact nécessaire lié au sujet : et si ce n’était pas un choix que de ne pas avoir d’enfants ? Et si c’était un fardeau que de gérer les démarches pour en avoir, qui plus est dans un nouveau pays ? Incroyable. Ca sonnait un peu comme « si t’as pas de gamins à 33 ans t’as râté ta vie »… Chacun son timing, non ?! Heureusement j’ai rencontré des amies supers qui ont des bambins et qui sont, elles aussi, horripilées par ces mamans-expat sectaires ! Donc hauts les cœurs : on peut réussir son expatriation sans passer par la case bébé. Nous voilà rassurées !

Comment je me suis intégrée à chaque fois:

6 expat’ au compteur, pas d’enfant et je me suis refait un cercle dans (presque) tous les pays par lesquels je suis passée ! (Je dis « presque » parce qu’il y en a deux où j’ai quand même lutté !! Mais ce sera le thème d’un autre article !)

Comment j’ai fait pour me recréer un cercle social à chaque fois ? Je vous explique :

1- Faire fonctionner son réseau

Toutes mes excuses, moi aussi je déteste ce mot « réseau ». Il est sur les lèvres de tout le monde et c’est usant ! Le réseau peut cependant vous faciliter la vie en arrivant dans un nouveau pays. N’hésitez pas à prendre les perches que l’on vous tend lorsque l’on vous dit que untel a une sœur dans la ville ou vous allez et que unetelle y a son ami d’enfance. Prenez le contact. Échangez quelques mots avant d’arriver et proposez un café une fois sur place. En général : la personne prendra le temps de vous rencontrer. On ne va pas se mentir : quelques années plus tôt elle a fait la même chose avec la sœur du beau frère de sa voisine. ^^ Si le courant passe peut être que vous programmerez d’autres virées et que vous aurez gagné une amie ! Au pire des cas ce sera une mine d’or pour avoir des renseignements sur votre nouveau lieu de vie et vous oublierez bizarrement de la prévenir lorsque vous changerez de numéro de téléphone… On n’est pas censé s’entendre avec tout le monde! Ce sont des choses qui arrivent 😉

2- Ne pas rester dans son coin

C’est vrai qu’il faut se mettre un petit coup de pied au derrière pour aller contacter Pierre, Paul et Jacques qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Mais qui ne tente rien n’a rien ! (ça fait beaucoup d’expression en 2 lignes !!). Les gens seront ravis de vous aider si vous leur demandez un peu d’aide (ou un café !) car ils savent ce que c’est. Quelques années plus tôt ils étaient à votre place ! Par contre, si vous restez dans votre coin, personne ne saura que vous êtes là. Vous ne verrez donc pas croître la courbe de vos amis dans votre nouveau pays !

3- Ne pas avoir peur de faire le premier pas

Au pire que perdez-vous ? Un « non désolé » (oui, la maman expat peut être pleine de dédain mais elle reste tout de même polie !). Donc tentez, proposez. La première fois ça vous coûtera car vous aurez vraiment l’impression de mettre des petites annonces de « recherche amis désespérément  ». Mais rapidement vous vous rendrez compte que les avantages à en tirer sont bien supérieurs aux potentiels inconvénients.

4- S’inscrire à des rdv sportif / culturel/ associatif

Si vous êtes un réel ermite de base… il va falloir vous faire violence. Les copines ça ne tombe pas du ciel (en tout cas ça ne m’est jamais arrivé !). Il faut donc faire un minimum d’effort lorsque l’on arrive dans un nouveau pays pour trouver où se cachent les vôtres. Si vous n’avez pas d’enfants et que vous ne travaillez pas (prochain paragraphe) il va falloir tout de même sortir de chez vous. Des assos ? (le caritatif peut vous faire remonter dans l’estime des mamans expat… je dis ça je dis rien !) Accueil francophone de votre ville ? Cours de la langue locale à l’Alliance Française ou autre école ? Sport ? etc etc. Tout dépend de vos centres d’intérêts. Vous allez me dire que niveau sport, si vous êtes passionnée de squash ça va être embêtant de jouer seule. Dans ce cas mettez une annonce sur la page Fb des français de votre ville et voyez si la chance vous sourit ! Si vous aimez courir sur un tapis de course, seule avec vos écouteurs (et que le dit tapis est dans la salle de sport de votre immeuble)… Faîtes un effort également pour trouver une seconde activité qui vous fera rencontrer du monde ! L’expat’ c’est aussi le moment de tester des choses nouvelles: moi je me suis remise au théâtre et je prends des cours de couture!

5- S’inscrire à des groupes de rencontre d’étrangers

Parce qu’à l’étranger : les étrangers attirent les étrangers. Rien de mieux que de se créer un profil sur couchsurfing, meet up et autres plateformes de rdv de personnes de nos âges. C’est plus simple et plus fun que de devoir assister au café de l’accueil de votre ville auquel vous vous sentez étrangère car vous n’avez pas d’enfants 😉

Ca marche également en proposant vous-même un café / apéro dans un endroit que vous avez repéré. Où passer votre annonce ? Sur le groupe Fb des français / étrangers dans votre ville pardi. Votre Bible locale pour avoir les coordonnées de médecins / serruriers / coiffeurs / piscine etc etc.

6- Avoir un travail !

Qui dit travail dit collègues et donc vie sociale et donc immersion ! Ca fait pas mal de points positifs de travailler finalement ! Cependant en fonction de la culture du pays et de votre poste, ça peut être risqué de tout miser sur ce facteur (Comme partout ailleurs ceci-dit !). Personnellement, à Tahiti et en Malaisie, le travail a été un facteur d’intégration social et culturel incroyable. Rien de mieux que de profiter de la pause déjeuner pour demander une explication sur la fête locale du moment ou sur la signification de cette facture biscornue que vous ne savez pas dans quel sens lire ni où payer !

Si comme moi vous avez finalement pris le chemin du home office, faites vous plaisir et allez bosser ailleurs de temps à autre ! A moins d’être hyyyper régulier, je ne suis pas sure que ce soit la manière la plus efficace de rencontrer des gens (en tout cas je ne suis pas de cette régularité !). Mais au moins vous sortez de chez vous, prenez l’air et ça donne envie d’avoir des copines avec qui aller prendre des cafés dans tous ces endroits sympas que vous croisez en chemin ! Du coup, vous redoublerez d’efforts pour trouver où se cachent vos futures amies en appliquant les points 1, 2, 3, 4 et 5 de cet article!

7- Aller à la messe

On n’y pense pas assez souvent : mais la communauté religieuse est très soudée. Pendant les tremblements de terre au Mexique l’année dernière je m’en suis rendue compte par moi-même. Toutes les Paroisses étaient extrêmement bien organisées et tout le monde avait l’air de se connaître. Donc si la religion vous parle, voici une piste supplémentaire ! (Par contre ne semblez pas heureuse de ne pas avoir d’enfants… ou faîtes comme moi, et glissez un « pas encore ». Ca passera mieux !)

8- Persévérez

Car rien n’arrive sans effort. D’autant plus que nous sommes français 😉 Donc pas toujours très sociables avec nos semblables ! Le français n’est pas comme l’américain qui irait prendre une bière avec un concitoyen juste pour le plaisir de retrouver un peu de pays chez l’autre. Non. Nous, en bons français que nous sommes, on ne parle pas aux gens qu’on ne connaît pas. Oui mais là il faut dépassez ses frontières ! Gardez en mémoire que les personnes que vous aborderez sont soit dans la même phase que vous, soit y sont passées il n’y a pas si longtemps ! Donc hauts les cœurs !

Le danger du virtuel

Vous voyez, moult pistes à explorer ! Cependant attention à ne pas tomber dans la facilité de la vie amicale virtuelle. Le risque est de passer son temps sur les réseaux sociaux / WhatsApp / Skype / Facetime etc avec les amis du pays que l’on vient de quitter. Certes les premiers temps ça a un côté sympa. Et il faut avouer que ça a un certain confort de tout faire depuis son canapé, en pyjama en avalant des M&M’s sans avoir dû prendre le temps de se maquiller. Cependant, au bout d’un certain temps on étouffe. Et surtout : on passe à côté de tout ce que cette période d’expatriation a à nous offrir. Donc Go !

Et maintenant on fait quoi?

La première qui me dit qu’elle a déjà essayé tout ça et que ça ne l’a mené à aucune amie je lui offre un café !

Je vous propose de lire également l’e-book que j’ai écrit sur le sujet. Il vous permettra de rencontrer du monde sans avoir à fréquenter les sorties du lycée français ! (je lis l’ebook « Comment maintenir le contact tout en se créant un cocon sur place?« )

Vous refaire des amis/es va certes vous offrir une nouvelle vision de votre période d’expatriation. Cependant si vous avez toujours du mal à trouver votre place dans ce nouvel environnement, n’hésitez pas à aller voir le programme que je propose « Je retrouve ma place ».

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