Comment gérer cette valse des émotions en expatriation? - Dépasse tes Frontières
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Comment gérer cette valse des émotions en expatriation?

Autant que vous le sachiez tout de suite : en expatriation vous allez découvrir une nouvelle dimension de l’émotivité. (De la vôtre bien entendu… sinon ça perd de son charme!)

Certains diront que c’est comme pendant une grossesse, sauf que là les hormones ne rentrent pas en compte. Ce qui joue, c’est la distance. Depuis que vous vivez loin vous trouvez que certaines de vos réactions sont exacerbées?

C’est possible en effet, et rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule personne dans ce cas! Heureusement ce n’est pas tous les jours les montagnes russes des sentiments. Cependant il suffit de se réveiller un matin avec un brin de nostalgie et là, tous aux abris, ça peut basculer très vite.

Repérer les signaux

Dans cette configuration émotionnelle un peu précaire, il suffit de peu de choses pour que votre moral chavire. Les photos de l’anniversaire de votre sœur sur Facebook ou un appel collectif de vos amis pendant un de leur week-end ensemble va vous donner le coup de grâce et vous allez sombrer dans un bon gros coup de blues. (Assorti en général d’un petit « ce sera jamais aussi bien que là bas! », oui, quitte à broyer du noir autant le faire jusqu’au bout! )

Du souvenir à l’idéalisation

Le côté vicieux de ce genre de coup de blues c’est qu’il va d’un coup d’un seul faire remonter à la surface des souvenirs que vous ne pensiez même plus détenir! Un endroit où vous n’êtes pourtant allé/e qu’une seule fois, une soirée qui, de mémoire, ne vous avait pas laissé un souvenir impérissable (et en fait !), un collègue que vous trouviez sympa mais un brin collant, bref, plein de choses / personnes / endroits que vous ne chérissiez pas plus que ça avant votre départ vont subitement vous manquer. C’est moche hein ?! Vous les aviez sous le coude tout ce temps sans même les savourer et maintenant qu’ils sont loin, ils ont gagné une place sur le piédestal de votre estime !

La mémoire sélective

Lorsque l’on est loin de ses repères, on en vient à idéaliser certains éléments qui constituaient notre quotidien, en en occultant d’autres. En réalité on ne se souvient pas à 100% du moment ou de la personne en question. Sur les milliers d’informations que notre cerveau reçoit à la minute via nos cinq sens, il n’en garde qu’une seule partie. Il les filtre afin de se faire sa propre représentation. Une fois loin de nos repères, les souvenirs qui nous reviennent sont les bons moments passés avec X et Y. Suite à ça, tout ce sur quoi on focalise c’est que maintenant on ne les a plus à proximité et on s’auto-flagelle de ne pas en avoir profité plus sur le moment.

Hauts les cœurs!!

Ces moments, voire périodes de regrets et remises en question sont inhérents à l’expatriation. (Encore un point que les RH n’avaient pas mentionné, Grrr ) Cependant ce n’est pas en pleurant sur ce que vous ne pouvez plus avoir que vous allez vous sentir mieux ! Portez plutôt votre attention sur tout ce que votre nouveau lieu de vie a à vous offrir……. Car un jour vous repartirez, et ce ne sera pas le moment de regretter de ne pas en avoir assez profité !

Le juste équilibre

Se souvenir des choses est merveilleux. J’avais lu un jour dans une gare la phrase suivante : « A se souvenir, on gagne du bonheur pour des années » (René-Guy Gadou). Et c’est vrai, un souvenir heureux va vous coller instantanément un sourire sur le visage. Cependant il est primordial de rester du bon côté de la frontière entre « se souvenir » et « vivre dans le passé ».

Ok pour ruminer un peu…

Personnellement , je trouve que parfois ça fait du bien de chouiner un peu. Déjà parce que ce n’est pas bien de tout garder pour soi. Ca ressortira tôt ou tard et l’effet cocote minute n’est jamais bon dans ces moments là. En plus ça permet de prendre un peu de temps pour soi. Regarder un film depuis le fond de son canapé ou aller se promener en ermite.

Mais on se reprend vite en main!!

Par contre interdiction de se traîner son moral dans les chaussettes trop longtemps. Si au réveil suivant on recommence les tirades de Caliméro, HALTE là, et coup de pied aux fesses!! Regardez autour de vous et forcez-vous à faire quelque chose qui, en général, vous fait du bien: sport, lecture, balade, tricot, mots croisés, écriture, cuisine, grosse fiesta etc etc. On reprend son petit papier avec le « pourquoi je suis parti/e » et on sourit!! (si vous ne voyez pas de quoi je parle, regardez par ici! )

Que vous arriviez dans un nouveau pays ou que vous veniez de rentrer… votre attention doit se focaliser majoritairement sur aujourd’hui et un peu sur demain, le tout enrichi d’une abondante galerie de souvenirs pour vous donner du baume au cœur. Mais vous appesantir sur ces derniers et les regretter…. Never !

Si vous souhaitez en savoir plus sur les différentes façons d’aller de l’avant et de faire en sorte que vous viviez pleinement votre expatriation, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous gratuit avec moi. Je me ferais un plaisir d’échanger avec vous.

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